Rochefort
lundi 31 janvier 2005

Rattaché à la commune de Saint Martin en Haut en 1814, le site de Rochefort est une cité médiévale du XIIème siècle .

Celle-ci se compose notamment d’une Église qui était, pendant plusieurs siècles un lieu de pèlerinage très fréquenté et des ruines d’une forteresse servant à la défense.

Source Photos : Mémoire "Rochefort en Lyonnais : Forteresse du Moyen Age" de Nathalie COLIN

Ce "haut lieu" des Monts du Lyonnais est le symbole du patrimoine local : site classé et protégé, Rochefort est devenu au fil des ans un attrait touristique important pour la commune.

C’est dans ce site médiéval que la MJC organise un Son et Lumière au mois d’août.

La Chapelle de Rochefort fut bâtie au XIIIème siècle sur le rocher à pic qui surplombe à l’Est la vallée de l’Artillat. Elle est orientée Ouest-Est.

Extérieurement, la couverture du clocher était primitivement un toit en pente douce à quatre versants. C’est en 1887 que le curé Faure fit couronner ce clocher d’une flèche octogonale. La cloche, datée de 1615, porte une inscription latine qui se traduit ainsi : "Je pleurerai les défunts et j’avertirai les vivants ; je disperserai les nuages et je repousserai les tempêtes".

Intérieurement, la première construction ne comportait qu’une nef et une chapelle latérale. Le XVIème siècle y ajouta une autre chapelle, jouxtant la première, à droite de la nef. Jusqu’en 1807, Rochefort perdit son rang de paroisse : on négligea l’entretien de la chapelle qui, à partir de 1823, fût même complètement abandonnée...

Une première restauration eu lieu en 1850 par les soins de l’Abbé Brunel, curé de Saint Martin en Haut, qui voulut y rétablir le culte, d’autant plus que la dévotion des fidèles de Notre Dame de Pitié n’avait jamais cessé. La plus ancienne chapelle latérale est en effet dédiée à la Vierge. Elle est ornée d’une pietà en pierre polychrome, sculptée dans deux blocs et d’une étonnante beauté. C’est Notre Dame de Pitié, ou plus familièrement Notre Dame de Rochefort. A la croisée des ogives est suspendue en fausse clef pendante une statuette en pierre représentant le Maître du Monde, Dieu le père, tenant le globe terrestre sur son genou gauche, alors que la main droite semble posée sur un livre ouvert. Les quatre culs de lampe servant aux ogives représentent deux angelots qui semblent avoir été défigurés. Les deux pilastres à l’entrée de la Chapelle portent, à la naissance de l’arcade, une petite sculpture en forme d’écu dont la pointe repose sur une coquille.

La fenêtre du choeur, divisée en deux baies par un meneau et surmontée d’ajours conserve un précieux vitrail du XVème siècle classé monument historique.

 
 
Forum
poster un messagePoster un message
Brest ouvert - http://www.brest-ouvert.net